Improvisatrice & comédienne

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Article dans le Dauphiné libéré de Savoie

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Leurs noms se dévoilent dans tout Paris. Aux arrêts de métro, sur les colonnes Maurice. Tous les soirs, ils brûlent les planches du Palais des Glaces avec la pièce “Ma bonne étoile perd le Nord”. Les deux Chambériens, Sébastien Molina et Lætitia Bisch vivent leur rêve de gosse. Passion, galère, travail. Une carrière à l’ancienne pour toucher le haut de l’affiche.

Passion. Très vite le théâtre s’est imposé comme une évidence. Le déclic de la scène. Sébastien a 13 ans. Le mariole de l’école Lamartine d’Aix-les-Bains s’apprête à présenter un sketch au centre des congrès devant 1 300 personnes : « J’ai été pris par une sensation de folie. Elle ne me quitte plus. »

Lætitia, elle, a 17 ans, sa première pièce c’est Cyrano de Bergerac : « Sur scène, j’ai su que le théâtre était la seule chose que je voulais faire ».

“On sait pourquoi on a tant galéré, tant travaillé”

Ils font leurs armes. En amateur. Sur Trévignin, puis Aix où il fonde la compagnie “Les Trois coups” pour Sébastien. Lætitia se forme en Haute-Savoie (elle habite Cusy) dans la troupe “Aux 100 visages”, en parallèle elle empoche un bac théâtre au lycée Baudelaire de Cran-Gevrier.

Galère. Vient le grand départ pour Paris. Et les galères forcément, entre scène et petits boulots. Sébastien écrira deux one-man-show : « Je faisais des journées doubles. Le jour commercial, formateur ou agent immobilier, le soir sur les scènes parisiennes des cafés-théâtres ». Lætitia, partie avec son sac à dos, joue les hôtesses d’accueil et se lance dans l’improvisation. Elle enchaîne les projets, devient formatrice d’impro. Ils tentent de faire leur trou. « C’est un milieu très compliqué, il faut sans cesse être en action. Faire des rencontres. Écrire ses pièces. Personne ne vient te chercher », explique Lætitia.

Travail. Comme un fil conducteur. Leurs destins vont se croiser en 2009. Ils partagent le même cours à l’école d’Olivier Belmondo “L’entrée des artistes”. Elle est formatrice, lui élève. Il est savoyard, elle aussi. Ils se repèrent, des fois que…

Des fois qu’une aventure les réunissent. “Ma bonne étoile perd le Nord” est celle-ci. Et leur bonne étoile les éclaire. Sébastien se bagarre pour que le projet voit le jour. S’ensuit de nombreuses représentations au théâtre du gymnase à Paris, en province (ils sont passé à Aix et La Ravoire). Jean-Paul Belmondo est leur parrain de cœur.

Et début janvier, le Palais des Glaces s’offre à eux. « C’est énorme. J’ai du mal à y croire », lâche Sébastien. « C’est un rêve. On sait maintenant pourquoi on a tant galéré, tant travaillé. C’est encore meilleur », renchérit Lætitia. Une consécration.

Ils savent que le succès d’un jour ne rime pas avec toujours. Leur vie artistique est un éternel combat. « Ce succès va nous donner des opportunités. Pour l’instant je m’éclate, mais pourquoi pas une entrée au cinéma », imagine Sébastien. Le cinéma, justement, on pourra voir Lætitia sur grand écran dans “Le casse des casses” cet été.

Nos deux Savoyards ont trouvé leur bonne étoile, espérons qu’elle brille encore longtemps.

Par Clément Desbiolles pour le Dauphiné Libéré.

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